Fin du monopole des pharmaciens

Dans un contexte de forte concurrence mondiale, d’homogénéisation des normes européennes, et d’avènement de la libre concurrence, les médicaments délivrés sans ordonnances ne résistent pas aux changements de modes de commercialisation.

Un basculement graduel

La gauche française au pouvoir confesse son orientation économique sociale libérale. Un penchant un tantinet contraint par une conjoncture mondiale plutôt libérale, renforcée par l’avènement d’Internet. Dans ce contexte, tous les corps de métier bénéficiant d’un monopole quelconque sont dans le collimateur de la sphère politique, à l’image des pharmaciens. Pour ces derniers, le changement s’est fait graduellement. On a d’abord préparé les mentalités hexagonales spécifiques des clients et des pharmaciens en passant par le libre service. Les pharmacies proposent désormais des rayonnages entiers d’onguents, de gélules, de compléments alimentaires et d’antalgiques en self-service, sans passer par la case conseil, sauf rapidement lors du paiement en caisse. Désormais les politiques enclenchent l’étape suivante, la fin du monopole et la commercialisation dans les supermarchés des médicaments n’impliquant aucunes prescriptions.

Pharmacy in Essaouria, Morocco Africa

Une révolution dans l’air du temps

L’argument des hommes politiques en charge des problématiques de santé et de commerce, est la baisse significative des prix résultant de la disparition du monopole des pharmaciens. Si l’argument comporte une part de véracité, la révolution était en réalité déjà dans l’air du temps. Internet, vaste fourre-tout, permet déjà la commande de médicaments avec et sans prescriptions, pour le meilleur et pour le pire. Les supermarchés, déjà garnis de linéaires de parapharmacie, semblent un relais libéral relativement sécurisé.

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